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Comment les cadres font-ils face au ralentissement de l’économie ?


L’APEC
a observé un important ralentissement des recrutements des cadres depuis le début de l’année, notamment en raison de la mauvaise conjoncture économique actuelle.

Cependant, le marché de l’emploi cadre se porte malgré tout plutôt bien. En effet, 53 % des entreprises interrogées par l’APEC déclarent avoir embauché au moins un cadre depuis Janvier 2013.

Ainsi, nous pouvons constater que les cadres restent une catégorie privilégiée, indispensable à la pérennité de l’entreprise. Ainsi, malgré une baisse d’activité dans certains secteurs, d’autres continuent à croître, parfois de manière très forte.

Parmi ces secteurs, nous pouvons notamment citer les domaines qui continuent à se développer : l’industrie aéronautique et spatiale, l’industrie électronique, le secteur de la distribution avec le développement du e-commerce, l’industrie pharmaceutique, etc.

De plus, malgré une stabilisation du nombre d’embauche des cadres en 2012, l’enquête annuelle « Salary Survey », réalisée par le Groupe Robert Walters, montre que les profils experts cadres restent pour autant très recherchés. Certaines fonctions comme Informaticien SAP, Ingénieur R&D, fiscaliste ou auditeur interne, continuent à être approchées par les entreprises.

La recherche intensive de tels salariés par les entreprises a automatiquement entrainé une hausse de leurs salaires au vu de la rareté de ces profils. Cette hausse des rémunérations s’explique également par le fait que ces recrutements résultent le plus souvent d’une mobilité externe, les cadres ayant aussi un fort potentiel de négociation !

D’ailleurs, cette enquête souligne également que sur les métiers cités la différence entre le salaire versé par l’ancien employeur et celui perçu à l’embauche de la nouvelle recrue chez son nouvel employeur peut atteindre jusqu’à 20% (contre une différence plus proche de 10% pour la majorité des cadres et dirigeants).

Par conséquent, les cadres ont de quoi rester optimistes. En décembre 2012, même si 31% d’entre eux pensent leur entreprise en difficulté économique, 63% affirment que leur société a recruté un certain nombre de cadres depuis six mois.

Selon l’APEC, 59% des cadres restent optimistes en ce qui concerne leur avenir professionnel. Et ils ont raison ! La mobilité externe et le faible turn-over s’expliquent par le fait que désormais la majorité des cadres préfèrent privilégier la stabilité de l’emploi. En effet, 45% souhaitent rester dans leur poste actuel.

Aujourd’hui, le plus important pour les cadres est de s’assurer une reconnaissance professionnelle. Ils ne vont pas hésiter à développer leur employabilité en suivant des formations, en faisant des bilans de compétences ou une Valorisation des Acquis de l’Expérience (V.A.E.).

Tout compte fait, face à la crise économique actuelle, les cadres ont su adopter une stratégie intelligente en terme de maintien dans l’emploi et peuvent se rassurer quant à leur utilité dans le monde de l’entreprise.

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