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Relations humaines, pourquoi ne pas être vraiment soi-même ?

N’ayez vous pas l’impression d’être souvent comme au théâtre, à donner la réplique dans un jeu de rôle dont les règles changent en fonction du contexte ?

Dans les relations professionnelles par exemple, avec tous ces jeux du pouvoir, ces cercles d’influence, ces règles à respecter si vous voulez être accepté(e) par le groupe. Toutes ces relations de bureau, ces discussions de couloir dans lesquelles vous faites attention à tout ce que vous dites, à la manière de le dire, et à qui.

Et les relations familiales ? Ne s’agit-il pas d’y occuper la place qui vous est attribuée ou que vous avez « durement » acquise ? Vous êtes celui ou celle qui ne s’énerve jamais, ou qui raconte des blagues, ou le parent indestructible, le confident à qui on peut tout dire.

Bref, pour le maintien d’un équilibre général, pour la paix et la tranquillité, vous êtes surement tenté(e) de donner à vos proches ce qu’ils attendent de vous, vous conformer à leur cadre de référence, vous comporter en fonction de ce qu’ils aiment et de ce qu’ils n’aiment pas.

Mais que se passe-t-il lorsque vous sortez de ce comportement « normal », habituel, codifié ? Les autres vous demandent si vous allez bien ?… Ah ces autres ! Pour ne pas les blesser ou pour ne pas qu’ils nous blessent, nous faisons des compromis sur ce que nous exprimons, nous passons des accords avec nous-mêmes pour nous adapter, et nous nous accommodons de tout un tas de « conditions » dans nos relations.

A force, nous finissons par intégrer complètement ces règles à nos comportements, ils deviennent de plus en plus naturels, ils s’intègrent presque à nos personnalités et finissent par nous éloigner de notre expérience immédiate en maquillant nos réactions (parfois même à nos propres yeux), en bridant notre spontanéité et notre créativité. Nous finissons presque par devenir ces comportements « automatiques ».

Ils nous permettent d’anticiper la réaction des autres pour qu’elle corresponde à quelque chose de connu, de rassurant, et d’acceptable. Sécurisant peut-être, mais au prix de quelle frustration ? Et quel plaisir pouvons-nous y trouver ?

Ainsi, ce serait donc la peur de la réaction des autres qui nous empêcherait d’être tout à fait nous-même. La peur du jugement qui censurerait nos vécus réels et nos mots pour les exprimer… Mais nous ne voyons les choses que d’un seul côté ! Car, conscients que nous sommes de notre propre peur, ne pouvons-nous pas imaginer l’existence de celle de l’autre ?

Et si le fait d’être nous-mêmes, sincère, vrai, authentique, se révélait pour l’autre une autorisation à être à son tour complètement lui-même ?

Article rédigé par notre Expert Florent BERTHEAS, Psychothérapeute spécialisé dans les relations humaines personnelles et/ou professionnelles.

2 commentaires
  • LZA

    16 juin 2015 à 22 h 14 min Répondre

    Voilà donc un bon article, bien passionnant. J’ai beaucoup aimé et n’hésiterai pas à le recommander, c’est pas mal du tout ! Elsa Mondriet / june.fr

    • Apostrof

      28 juin 2015 à 21 h 59 min Répondre

      Merci pour votre visite et l’intérêt porté à nos articles et notre Blog.

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