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Le CPF, quésaco ?

A compter du 1er janvier 2015, le Compte Personnel de Formation remplace le dispositif du DIF (Droit Individuel à la Formation). Ce compte a pour objectif de suivre chaque individu tout au long de sa carrière, de son entrée sur le marché du travail à sa retraite.

Le CPF permet de capitaliser 24 heures de formation par an (voire plus selon certaines conventions collectives). Au départ, cette formule ressemble donc beaucoup au DIF. Néanmoins, le nombre d’heures est plafonné à 150 heures sur 9 ans. Cela signifie que les 6 premières années, les salariés cotisent 24 heures par an, puis, s’ils ne les ont pas utilisées au bout de 6 ans, ils ne cotisent plus que 12 heures par an pendant 3 ans. Par conséquent, ce nouveau dispositif est censé inciter les salariés à se former régulièrement tout au long de leur carrière. A la différence du DIF, le choix d’utiliser le CPF revient au salarié. Par contre, les formations éligibles au CPF favorisent les niveaux I et II (licence et mastère). Les formations retenues sont donc plutôt longues, ce qui risque de faire de l’abondement possible (soit par le salarié, soit par l’employeur) une option systématique.

Selon une enquête menée par MaFormation.fr, 65 % des salariés pensent ne pas être suffisamment informés sur ce sujet. Il faut admettre que l’actualité RH étant assez riche en 2015, les entreprises et leurs conseils sont un peu débordés ! Ainsi, la plupart sont juste dans les temps. En effet, la loi stipulait une obligation des employeurs de fournir à leurs collaborateurs un décompte de leur DIF avant le 31 janvier, afin que ces derniers puissent procéder à l’ouverture de leur compte de formation en ligne. Pour les retardataires, voici le lien : http://www.moncompteformation.gouv.fr/

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