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Insuffler du bonheur dans l’entreprise

Sur les traces de Google

Depuis longtemps déjà, le Géant Américain Google est bien connu pour prendre particulièrement soin de ses collaborateurs. L’objectif : tout faire pour que l’entreprise devienne un endroit où il fait bon travailler.

Déjà remarqué pour son département Ressources Humaines baptisé People Operations et l’embauche de chercheurs en sciences sociales pour étudier son organisation autour d’un département People & Innovation Lab, Google s’est désormais doté d’un Chief Happiness Officer (en français, « Responsable du Bonheur »).

Manager par le bien-être

Inspirés par ce nouvel entrant, certains DRH définissent désormais leur poste comme Chief Happiness Officer, leur principale fonction étant d’assurer le bonheur des salariés en entreprise. Le CHO assume donc la « lourde » responsabilité d’assurer la qualité de vie au travail des salariés, c’est-à-dire de créer les conditions pour que les employés soient heureux. Un collaborateur heureux au travail est un collaborateur qui a des objectifs claires et réalisables et qui est reconnu pour ses compétences. En somme, lorsque toutes les conditions sont réunies pour que ce dernier se sente bien dans son environnement professionnel.

De l’intérêt du bonheur au travail

Le bonheur au travail n’est donc pas une idée fondamentalement nouvelle, mais émerge sous une nouvelle forme, à un moment où nombre de collaborateurs se disent malheureux dans leur travail ou que certains rencontrent des difficultés liées à mener de front tous les aspects de leur vie professionnelle …

Et les conséquences sur l’entreprise sont lourdes. En effet, quand les collaborateurs sont heureux au travail, ils sont plus efficaces, plus créatifs, plus performants, plus loyaux, moins absents et moins malades… Ainsi, miser sur le bonheur au travail est un choix judicieux pour allier performance et épanouissement. Saviez-vous qu’un salarié heureux est 2 fois moins malade, 6 fois moins absent, 9 fois plus loyal, 31% plus productif et 55% plus créatif ?![1]

Le capitalisme « Fun »

Parallèlement, une autre tendance forte émerge auprès du grand public : le désir de trouver du plaisir dans chaque action du quotidien. Mais comment transposer cela dans l’entreprise ? Par où commencer ? Jusqu’où aller ? Quelques uns expérimentent des pistes étranges. Pour exemple, nous pouvons citer l’un des PDG de l’entreprise GHC Healthcare Services qui affiche publiquement faire du Break Dance. Même si tout le monde n’est pas passionné de Break Dance, il est évident qu’imaginer son PDG dans une telle position apporte un côté « fun » et détente à celui-ci !

L’idée du fun dans l’entreprise se défend, comme l’explique Alexander Kjerulf, spécialise du bonheur au travail. Les pistes pour y arriver sont par contre beaucoup moins évidentes ! En somme, il faut arriver à inspirer le bonheur chez les autres de part une attitude « fun », dynamique, aimable et surtout énergique.

 Prendre soin de ses salariés

Et voilà donc l’arrivé du Chief Happiness Officer en entreprise ! Son objectif : soigner le bien-être et générer l’enthousiasme. Les pistes de travail sont multiples, tout comme les cultures d’entreprises ne peuvent être uniformes. Chacun façonne son style : accent sur la communication interne, optimisation de la marque employeur, tout y passe pour fidéliser ses collaborateurs ou obtenir une équipe épanouie.

Quelle finalité pour l’entreprise ?

L’entreprise doit, bien évidemment, y trouver son compte. Alors qu’attendre en retour ? Comme le rappelle Alexander Kjerulf, les « employés heureux prennent des meilleures décisions, gèrent mieux leur temps, et possèdent d’autres compétences essentielles aux leadership ». Ainsi, la création d’une fonction de Chief Happiness Officer permet a minima d’afficher une prise en compte du bien être des salariés. Dans les faits, les retours de la part des équipes sont assez aléatoires et dépendent à la fois de la maturité de l’entreprise et de ses collaborateurs. Dans les objectifs visés et atteignables, nous pouvons citer : un plus grand attachement à l’entreprise, moins de burnout et d’absentéisme, ce qui permet de construire un avantage concurrentiel certain.

[1] Happy RH : Le bonheur au travail. Rentable et durable, de Laurence Vanhée

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