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Faire confiance à son instinct dans le recrutement

L’intuition, une faculté bien réelle

Certains définissent l’intuition comme une certitude, une conviction, une évidence, qui peut prendre la forme d’une sensation, d’un ressenti. La notion de « feeling » exprime bien cette capacité à « sentir » les choses. Aujourd’hui, de nombreux neurologues estiment que l’intuition est un mécanisme indispensable au raisonnement rationnel qui s’exerce par le biais d’informations inconscientes captées par notre cerveau. Il s’agit en quelque sorte d’une connexion à notre banque de données sensorielles : notre cerveau arrive à des conclusions sans passer consciemment par les perceptions qui les y ont conduits.

Que se passe-t-il en dehors de nos beaux discours ?

Les neurosciences s’intéressent aujourd’hui à de nouvelles dimensions autour de la communication : ce qui ne peut être rattaché au discours. En effet, même lorsque nous ne nous exprimons pas avec les mots, nous transmettons sans cesse aux autres des indications à notre sujet. Ces signes perçus par notre interlocuteur, la plupart du temps inconsciemment, vont donner naissance à un sentiment qui s’exprime alors sous forme d’intuition. Il est intéressant de remarquer que nous avons tous, au moins une fois dans notre vie, ressenti soit de l’affecte, soit une aversion profonde devant un individu rencontré pour la première fois.

Quand est-il dans une situation de recrutement ?

Parfois, nous ressentons une impression étrange, en situation d’entretien ou encore lors de l’évaluation d’un profil. Le candidat utilise un discours adéquat, correspondant parfaitement à ce que nous avons envie d’entendre. Cependant, pour une raison étrange, nous n’adhérons pas complètement aux paroles prononcées par ce dernier. Ce « décalage » à peine perceptible entre le discours et le comportement brouille les pistes. La plupart du temps, nous souhaitons alors chasser ce sentiment désagréable. Pour ce faire, soit nous cherchons à l’évacuer, soit à le confirmer d’une manière rationnelle. Bref, en tant que bon cartésien, nous négligeons régulièrement notre instinct. Ainsi, l’observation du comportement d’un individu doit avant tout permettre d’établir une relation plus authentique et empathique de l’autre, sans négliger nos propres ressentis. D’ailleurs le partage de ces derniers est une base permettant un échange pertinent, plus particulièrement lorsqu’il est porté par une réelle volonté de comprendre son interlocuteur, au delà des mots polissés.

Le saviez-vous ?

Une poignée de main « molle » ou un regard fuyant vous interpellent ? Instinctivement, nous repérons les comportements qui nous agacent ou nous mettent mal à l’aise. Ces indices nous éclairent sur notre capacité à créer une relation avec une personne qui ne nous correspond pas complètement sur le plan professionnel. Attention à ces sensations fugaces que notre esprit tente de chasser pour éviter les préjugés. Ne soyez pas mal à l’aise, ouvrez les yeux pour repérer une bonne partie de la personnalité professionnelle de votre candidat au quotidien.

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