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Le droit à la déconnexion, quel impact pour les cadres ?

Durée de lecture de cet article : 3 min

Qui n’a jamais consulté ses mails professionnels le week-end, tard le soir après le travail voire en vacances ? Effectif depuis le 1er Janvier 2017 en France dans le cadre de la Loi Travail, le droit à la déconnexion des salariés cherche à rétablir un certain équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Pour faire simple, les salariés ont dorénavant le droit de stopper les échanges professionnels en dehors des heures de travail. Et les entreprises n’ont pas leur mot à dire si un salarié ne répond pas à un appel, un mail ou encore un sms une fois que sa journée de boulot est achevée.

Bon ça c’est la théorie, dans la réalité le droit à la déconnexion découle d’un mal qui sévit depuis quelques années, surtout chez les cadres : l’hyperconnectivité. En effet, selon une étude Ifop de Mai 2016 (Les cadres et l’hyperconnexion), 77% des cadres consultent leurs communications professionnelles pendant leur temps de loisirs, autrement dit les week-ends et les vacances. Le but est donc de sensibiliser les salariés à la frontière entre la sphère personnelle et la sphère professionnelle, mais aussi prévenir des risques de blurring et de burnout souvent liés à cette problématique d’équilibre pro/perso.

Les entreprises ont dorénavant le devoir de mettre en place, des outils de régulation numérique. Certains ont déjà vu le jour comme Calldoor et permettent aux entreprises de réguler l’usage des smartphones qu’elles fournissent à leurs salariés. Plusieurs entreprises avaient déjà prises des mesures dans ce sens auparavant. Par exemple, depuis 2011 chez Volkswagen, les salariés profitent d’une pause quotidienne de réception d’e-mails en dehors des heures de travail. En effet, il a été décidé de couper les serveurs entre 18h15 et 7h du matin.

L’idée par d’un bon sentiment mais selon Jean-Noël Chaintreuil, spécialiste des RH appliquées au digital, la loi sur le droit à la déconnexion se trompe de cible en pointant du doigt le smartphone comme responsable. En effet, il n’est pas l’unique responsable des maux psychosociaux des salariés à l’heure actuelle, les managers sont également en faute.

La pression et le stress engendrés par un mauvais management sont les facteurs qui poussent avant tout un salarié à consulter ses mails à minuit ou le week-end. Selon lui, ce n’est donc pas l’hyperconnexion qui serait en tort mais les mauvais managers, l’hyperconnexion n’étant qu’un symptôme découlant de cette pratique.

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