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Soirée RH Addictions individuelles en entreprise, comment lutter ?

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8 mars 2016

Temps de lecture : 4 minutes

 

Même si certains dirigeants, DRH et managers considèrent que ces sujets sont d’ordre privé, bon nombre d’entreprises sont confrontées aux addictions de leurs collaborateurs sans savoir comment agir. En effet, alcool et drogues sont à l’origine de 20 à 30% des accidents du travail et coûtent aux entreprises en moyenne 1,5% de la masse salariale annuelle[1]. Apostrof vous invite à découvrir comment prévenir les conduites à risques addictives en milieu professionnel lors de notre prochaine Soirée RH animée par notre experte Sylvie BOBILLON de l’organisme conseil et formation CEPIA PREVENTION, le 6 avril 2016 de 18h30 à 19h30 dans nos locaux.

 

Alcool et drogues : entre consommation et addiction

 

Évoquons tout d’abord la consommation d’alcool et notamment le vin, reconnu patrimoine de la culture française. Aujourd’hui encore, malgré la loi Évin (1991), plus de 86% des français (de la tranche 15-75 ans) consomment de l’alcool avec en moyenne 5,5 verres par semaine en 2014[2].

En ce qui concerne les drogues, le cannabis est la drogue illicite la plus consommée. 66.000.000 kilos, c’est la consommation annuelle de cannabis à travers le monde. L’Europe est depuis bien longtemps l’un des principaux marchés mondiaux. En France, 32,8% des adultes et 41,5% des jeunes de 17 ans ont expérimentés le cannabis en 2011.

La France est le pays qui consomme le plus de psychotropes (antidépresseurs, somnifères, anxiolytiques et neuroleptiques) dans le monde : 18 % des français (de la tranche 18-75 ans) ont eu recours au moins une fois à la consommation d’un médicament psychotrope. Au cours de l’année 2012, il s’est vendu 131 millions de boites de médicaments psychotropes en France.

 

Hyper connectivité et usage excessif du Smartphone

 

Nous vivons à l’époque de la connectivité permanente. Grâce à internet et la 3,4 bientôt 5 G, l’utilisateur peut accéder à ses emails, ses applications et aux réseaux sociaux à tout moment. Aujourd’hui, cet usage s’inscrit à la fois dans la sphère privée et professionnelle.

Ainsi, les entreprises doivent s’adapter à des employés qui utilisent leurs Smartphones sans différentiation entre les deux sphères (cf. Phénomène du Blurring). Début 2015, 336 millions de Smartphones ont été vendus dans le monde, soit une hausse de plus de 19 % comparativement à 2014.

Le téléphone mobile sera bientôt le premier média digital. Ce terme s’est imposé en 2012, lorsque les requêtes Google pour cette expression ont commencé à décoller. Au départ, il s’agissait d’un phénomène social plutôt que d’un diagnostic médical.

Une nouvelle dépendance se dessine aujourd’hui : la nomophobie. Contraction de « no mobile phobia », ce terme est issu d’une étude réalisée par le UK Post Office en 2008.

Toutes ces addictions ne s’arrêtent pas à la porte de l’entreprise. Sources de dysfonctionnements, d’arrêts maladie, d’accidents du travail, la consommation de produits et les addictions comportementales (workhaolisme, smartphonaholic, etc.) perturbent le travail.

Plus encore, elles peuvent générer des risques et des coûts pour les organisations. L’entreprise peut former et mener des actions de prévention permet de réduire les risques et lever le déni en répondant aux obligations d’assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale de ses collaborateurs.

 

Nomophobie et AED (Angoisse d’Être Déconnecté)

 

La nomophobie équivaut à une angoisse d’abandon, un stress provoqué par une séparation de son smartphone. Selon le rapport du UK Post Office, 53 % des utilisateurs de téléphones portables présentaient des symptômes d’anxiété en cas de perte, de mauvaise couverture réseau ou de batterie faible.

Une enquête réalisée à Stanford en 2010 a montré que parmi 200 utilisateurs d’IPhone, 75% d’entre eux dormaient avec et que 69% d’entre eux préféraient perdre leur valise que leur Smartphone.

Dans une étude[3], publiée en 2015, les chercheurs ont mis en évidence les effets de l’impossibilité d’utiliser son IPhone (lorsqu’il sonnait) sur nos fonctions cognitives, l’anxiété, et sur des fonctions physiologiques comme la fréquence cardiaque, la tension artérielle, la fréquence respiratoire.

En France, une étude IFOP en 2013 montre que 42 % de la population générale reconnaissent être smartphonaholic et 57 % seraient incapables de passer une heure sans le consulter.

La nomophobie est également associée à l’angoisse d’être déconnecté (AED ou Fear of Missing out (FoMO) en anglais), de rater des échanges, des moments virtuels, des tweets qui sont l’occasion d’interagir socialement et rapidement. 

La nomophobie n’est pas une maladie incurable mais un style de vie hyperconnectée. Elle ne figure pas dans les classifications des maladies comme le DSM-5 (classification de l’American Pychiatric Association).

En effet, l’’addiction au smartphone est une addiction technologique, comportementale, sans drogue. Il s’agit d’un comportement qui se répète, avec une perte de contrôle, une envie irrépressible de consommer du virtuel ou du réel interactionnel, et une poursuite du comportement malgré la connaissance de potentielles conséquences négatives qui seront physiques, psychologiques et sociales.

 

[1] L’Express-Entreprise

[2] Étude INPES 

[3] Étude réalisée par Clayton et ses collaborateurs dans le Journal of Computer-Mediated Communication.

 

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1 Commentaire

  1. hubert

    L’alcoolisme au travail n’épargne aucune classe socioprofessionnelle, et les cadres ont tendance à la prise d’alcool dans un contexte professionnel : boire avec les clients, les fournisseurs… est en France une habitude sociale, notamment lors des repas de travail, des foires et salons, des réceptions… Une consommation excessive et régulière, peut mener à une dépendance provoquant des atteintes plus ou moins réversibles de l’état de santé. D’autres addictions, les drogues (notamment, le cannabis, la cocaïne) et les médicaments psychotropes sont venues s’ajouter aux substances entrainant des troubles du comportement et l’augmentation et la banalisation de la consommation de ces produits en font une question qui doit aussi être prise en compte dans chaque entreprise : La prévention des risques professionnels des cadres : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/psychologie-du-travail/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=163&dossid=469

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