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Même si certains dirigeants, DRH et managers considèrent que ces sujets sont d’ordre privé, bon nombre d’entreprises sont confrontées aux addictions de leurs collaborateurs sans savoir comment agir. En effet, alcool et drogues sont à l’origine de 20 à 30% des accidents du travail et coûtent aux entreprises en moyenne 1,5% de la masse salariale annuelle[1].

Alcool et drogues : entre consommation et addiction

Evoquons tout d’abord la consommation d’alcool et notamment le vin, reconnu patrimoine de la culture française. Aujourd’hui encore, malgré la loi Évin (1991), plus de 86% des français (de la tranche 15-75 ans) consomment de l’alcool avec en moyenne 5,5 verres par semaine en 2014[2]. En ce qui concerne les drogues, le cannabis est la drogue illicite la plus consommée. 66.000.000 kilos, c’est la consommation annuelle de cannabis à travers le monde. L’Europe est depuis bien longtemps l’un des principaux marchés mondiaux. En France, 32,8% des adultes et 41,5% des jeunes de 17 ans ont expérimentés le cannabis en 2011. La France est le pays qui consomme le plus de psychotropes (antidépresseurs, somnifères, anxiolytiques et neuroleptiques) dans le monde : 18 % des français (de la tranche 18-75 ans) ont eu recours au moins une fois à la consommation d’un médicament psychotrope. Au cours de l’année 2012, il s’est vendu 131 millions de boites de médicaments psychotropes en France.

La nouvelle addiction : hyper connectivité et usage excessif du Smartphone

Nous vivons à l’époque de la connectivité permanente. Grâce à internet et la 3,4 bientôt 5 G, l’utilisateur peut accéder à ses emails, ses applications et aux réseaux sociaux à tout moment. Aujourd’hui, cet usage s’inscrit à la fois dans la sphère privée et professionnelle. Ainsi, les entreprises doivent s’adapter à des employés qui utilisent leurs Smartphones sans différentiation entre les deux sphères (cf. Phénomène du Blurring). Début 2015, 336 millions de Smartphones ont été vendus dans le monde, soit une hausse de plus de 19 % comparativement à 2014. Le téléphone mobile sera bientôt le premier média digital. Ce terme s’est imposé en 2012, lorsque les requêtes Google pour cette expression ont commencé à décoller. Au départ, il s’agissait d’un phénomène social plutôt que d’un diagnostic médical. Une nouvelle dépendance se dessine aujourd’hui : la nomophobie. Contraction de « no mobile phobia », ce terme est issu d’une étude réalisée par le UK Post Office en 2008. Découvrez comment prévenir les conduites à risques addictives en milieu professionnel : Apostrof vous invite à sa prochaine Soirée RH avec notre experte Sylvie BOBILLON de l’organisme conseil et formation CEPIA PREVENTION, le 6 avril 2016 de 18h30 à 19h30 dans nos locaux. Attention, afin de garantir des échanges de qualités, le nombre de places est limité et l’inscription obligatoire. 

[1] L’Express-Entreprise

[2] Etude INPES 

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