Meet our international experts in:

Qualité de vie au travail : où en sont les entreprises aujourd’hui ?

Durée de lecture de l’article : 5 min

Une légère amélioration de la qualité de vie au travail

Le renouvellement de l’étude DELOITTE et CADREMPLOI publiée en Juin 2017 montre une nette amélioration de la qualité de vie au travail[1] par rapport aux résultats de 2014. Cette amélioration est visible pour toutes les strates de l’entreprise. De plus, elle est encore plus marquée pour les cadres supérieurs dont l’appréciation de la qualité de vie a connu une progression importante. Cependant, les salariés ne ressentent pas d’évolution de la qualité de vie au travail au cours des derniers mois. Seule la génération Z[2] et les cadres supérieurs ont une vision plus positive et un sentiment d’amélioration. En effet, il semblerait que plus la population est jeune, plus le climat social est évalué positivement.

Une diminution notable du stress pour les cadres 

Généralement l’amélioration de la qualité de vie au travail s’est accompagnée d’une diminution significative du stress. Si cette diminution est importante pour les cadres supérieurs, elle est relativement faible pour les cadres dirigeants. L’étude constate également des disparités des niveaux de stress en fonction de la localisation géographique. Les Franciliens ont un niveau de stress moyen plus élevé que celui des répondants basés en régions (+7%). Les sources de stress au travail restent multiples et diversifiées. Cependant, il est important de noter que 27% des sondés rencontrent des difficultés face à une surcharge de travail, 12% doivent faire face à une non-reconnaissance de travail vis-à-vis de leur manager et/ou collègues. Enfin, pour 11% des personnes interrogées la principale source de stress provient du management et d’un déséquilibre entre les efforts fournis et les récompenses reçues.

Qualité de vie au travail : où en sont les entreprises aujourd’hui ?

L’équilibre de vie satisfaisant

Deux tiers des répondants sont satisfaits de leur équilibre de vie. Cependant, des disparités existent selon les générations avec un écart de 10 points entre la satisfaction des 18-24 ans (72%) et celles des 55-64 ans (62%), qui peut s’expliquer par une redéfinition de la frontière entre vie privée et professionnelle par la génération Z. En effet, les 18-24 ans qui consultent leurs emails hors du cadre professionnel sont deux fois plus nombreux que les 55-64 ans. Les nouvelles générations adoptent des modes de travail plus flexibles et ont tendance à travailler hors des horaires et du cadre professionnel. Contrairement aux idées reçues, il est difficile d’établir un lien de causalité entre la possession d’outils de mobilité et le sentiment de sur-sollicitation de la part des managers.

L’arrivée du Chief Happiness Officer

Pour contribuer au bien-être au travail, les entreprises voient arriver une nouvelle fonction au sein de leur organigramme, celle de Chief Happiness Officer. Cet intitulé de fonction est pourtant encore méconnu de la grande majorité des répondants (86%), tout particulièrement les non cadres. La vision de son rôle et de ses responsabilités exactes n’est pas clairement identifiée, même si près de la moitié des sondés pensent qu’il doit en priorité assurer de bonnes conditions de travail et remettre l’humain au cœur des préoccupations.

[1] L’étude réalisée auprès de 1024 salariés de l’ensemble des secteurs d’activité et de familles de métier entre octobre et novembre 2016 au travers d’un questionnaire en ligne anonyme (7 répondants sur 10 ne sont pas cadres).

[2] Composée de personnes nées après 1993.

 

RETOUR AUX ARTICLES

Pas de commentaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.