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Comment procède le « chasseur de têtes » ?

Ce métier étant peu connu, vous êtes nombreux à nous poser cette fameuse question. Afin de démystifier cette profession rare et pointue, voici quelques indices.

Un chasseur de têtes est un recruteur. Son métier consiste en effet à rechercher et sélectionner des profils en adéquation avec les besoins d’un client. Cependant, à la différence d’un recruteur classique, le chasseur de têtes se distingue par sa capacité à maîtriser des techniques d’investigation et d’approche directe de candidats en poste.

Quelles sont les méthodes d’approche préférées des chasseurs ?

D’après une étude de CADREO-REGIONJOB¬, les moyens utilisés par les cabinets de chasse sont les outils les plus directs : d’abord le téléphone (moyen de communication le plus utilisé, cité par 73 % des cadres) ou alors l’e-mail. Les réseaux sociaux ne figurent finalement pas encore parmi les moyens privilégiés pour contacter des profils cadres. Cependant, ils arrivent tout de même en troisième position des canaux les plus cités, devant le réseau personnel et les soirées Networking. Les cabinets privilégient le contact direct pour garantir également un maximum de confidentialité.

Comment se préparer à l’approche d’un chasseur ?

Même si cela paraît relever du bon sens, il est important de rappeler que le chasseur appréciera en premier lieu votre disponibilité, ainsi que toute l’authenticité qui vous caractérise. En effet, votre interlocuteur a beau faire un métier un peu opaque pour vous, il évolue malgré tout dans un univers qui repose principalement sur l’humain. Par conséquent, la première chose avec laquelle le recruteur est en contact, c’est votre personnalité, et elle va s’exprimer au travers de votre savoir-être. Difficile par conséquent de s’entraîner à « être » une personne au contact agréable ! La seule chose sur laquelle vous pouvez agir est l’environnement dans lequel vous vous trouvez au moment où arrive ce coup de fil improbable. Il y a, en effet, peu de chances pour que l’appel tombe au bon moment. N’hésitez donc pas à informer le chasseur que vous n’êtes pas dans le contexte idéal pour échanger sur votre parcours et vos aspirations professionnelles. Cela permettra aux deux parties de programmer un nouvel échange dans des conditions plus sereines pour vous.

Le chasseur vous propose une opportunité qui ne vous convient pas ? Profitez-en pour lui ouvrir votre carnet d’adresses, il saura s’en souvenir !

Le portrait-robot du chasseur de têtes ? Une chasseuse !

Attention, le chasseur de têtes à l’autre bout du téléphone peut être soit un ou une chargé(e) de recherche travaillant pour un consultant qui prendra le relais lors d’un entretien en face à face, soit directement le consultant qui gère sa mission de A à Z. Dans les deux cas, vous avez plus de chances d’être contacté par une femme. Il suffit d’effectuer une recherche rapide sur Viadeo sur ces deux fonctions pour s’apercevoir que les femmes sont prépondérantes sur ces métiers : environ 150 hommes pour plus de 800 femmes sur la fonction de chargé(e) de recherche et environ 900 hommes pour 2 000 femmes sur le métier de consultant en recrutement (tous et toutes ne pratiquant pas la chasse de têtes, par contre). De quoi faire plaisir aux féministes !

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