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Les cadres sont-ils une espèce à part ? Quel est leur rapport au travail ?

Durée de lecture de cet article : 3 min

Quel est l’ADN des cadres d’aujourd’hui ?

Afin de répondre à cette question, l’IFOP[1] a publié des chiffres qui donnent une bonne vision des aspirations et des besoins de la population cadre française. Tout d’abord, il est intéressant de noter leur attente en terme d’évolution salariale. En effet, le sondage IFOP révèle que s’ils pouvaient choisir entre davantage de temps libre ou un salaire plus important, une large majorité des cadres sélectionnerait l’option financière. Ainsi, 62% des cadres opteraient ainsi pour une meilleure rémunération et 33% seulement pour plus de temps à consacrer aux loisirs.

Selon l’étude IFOP, le millier de cadres interrogés déclare travailler en moyenne 9 heures par jour, 38% relate que la durée de leur journée de travail est plutôt de 10 heures ou plus. Concernant le temps alloué à leurs activités professionnelles en dehors du bureau, il représente en moyenne 4 heures par semaine, et pour 22% d’entre eux ce temps dépasse les 6 heures. Ils sont aussi 85% à travailler en dehors des horaires habituels, le soir (75%), le samedi (64%) ou pendant leurs congés (49%). La majorité des cadres dit « lire et répondre » à des mails chez eux (73%), y compris lorsqu’ils sont malades (66%). Les cadres sont par conséquent favorables à ce que l’entreprise bloque l’accès aux courriers professionnels pendant les congés (57%) et les week-ends (54%).

En quête d’équilibre et de flexibilité

Malgré une forte aspiration à gagner plus, la population des cadres est également porteuse d’une tendance sociétale de fond : trouver un meilleur ratio entre leur vie privée et leur vie professionnelle. Ainsi, 40% d’entre d’eux font état d’une dégradation de cet équilibre entre le volet professionnel et personnel au cours des cinq dernières années.

L’équilibre n’étant pas au rendez-vous, la quasi-totalité des sondés (96%) s’adonnent à des activités privées au bureau. Chez les cadres, la frontière entre les activités privées et professionnelles tend donc à disparaître. Ce phénomène, baptisé « blurring », s’accentue d’année en année (du verbe anglais « to blur » : flouter, effacer).

[1] Le sondage a été réalisé du 16 au 19 avril par questionnaire auto-administré en ligne auprès d’un échantillon de 1.001 cadres, représentatifs des entreprises de plus de 50 salariés – Etudes IFOP Mai 2012.

 

 
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