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D’où vient l’Analyse Transactionnelle ?

 Durée de lecture de cet article : 4 min

La nouvelle approche développée par le psychiatre Eric BERNE (1910-1970)

Père de l’Analyse Transactionnelle (A.T.), Éric BERNE obtient son diplôme de médecine, puis se forme en psychiatrie et en psychanalyse. Psychiatre dans le corps médical de l’Armée Américaine, il s’intéresse tout d’abord à l’intuition. C’est en 1956 qu’Éric BERNE décide de fonder une nouvelle approche. Il publie une série d’articles « Analyse Transactionnelle : une nouvelle méthode efficace de thérapie de groupe » et fonde l’International Transactionnal Analysis Association (l’I.T.A.A.), pour faire face à l’augmentation importante du nombre de praticiens.

Les dernières années de sa vie, Éric BERNE travaille sur la publication de ses ouvrages majeurs « Des jeux et des hommes » et « Que dites vous après avoir dit bonjour ? » qui seront publiés un an après son décès. En élaborant cette méthode, le projet d’Éric BERNE est de proposer une théorie facilement compréhensible pour le grand public, l’objectif étant d’appréhender le mystère des relations avec les autres et avec soi-même pour aider l’individu à changer. Concrètement, l’Analyse Transactionnelle est un outil de compréhension du comportement humain, des sentiments et des relations entre les personnes. Cette théorie de la dynamique et des structures des groupes permet en effet de faire un focus sur le « comment » plutôt que le « pourquoi ».

Les concepts fondateurs de l’Analyse Transactionnelle

Éric BERNE a montré qu’en grandissant, l’être humain passe par des états différents qu’il encode et intègre. De cette façon, la personne se construit avec la coexistence de 3 composantes principales : l’Enfant (le ressenti et les émotions), le Parent (l’apprentissage sous l’influence du modèle parental) et l’Adulte (qui permet de traiter les informations avec les moyens cognitifs à disposition). Dans sa théorie, Éric BERNE parle de « jeux psychologiques » pour nommer une discussion entre plusieurs personnes, dans laquelle nous pouvons également « entendre » un second niveau d’échange, qui permet à un interlocuteur de « voler » de la reconnaissance aux autres. Dans ce genre de dialogue, le but réel n’est pas la poursuite de la discussion au niveau de ce qui est dit, mais de ce qui est dit au niveau caché.

Eric BERNE met en avant dans l’Analyse Transactionnelle, le concept vital du besoin de reconnaissance ou « Stroke », un terme polysémique anglais signifiant à la fois caresse et coup de pied. Une personne accepte plutôt par défaut des signes de reconnaissance positifs et/ou négatifs que pas de signe de reconnaissance du tout. Les jeux psychologiques sont une grille de lecture pour comprendre les conflits relationnels et mieux en sortir.

 

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